La découverte du Mind Mapping :
le témoignage de Jean-Marc Blancherie
J'étais, dans les années 95 - 96, un des premiers en France à avoir eu conscience des changements qui se profilaient à l'horizon dans le monde de l'entreprise, dans l'organisation et les méthodes de travail. J'avais la chance, à cette époque, d'avoir des amis informaticiens et entrepreneurs sur la Technopole de Sophia Antipolis. Ils m'ont permis de connaître et pratiquer les débuts d'Internet et des supports collaboratifs ; un concept novateur devait vite s'imposer à moi : le Knowledge Management.
J'ai donc créé le premier site francophone sur le KM, à partir des informations que me donnaient les sites américains. Je me souviens de toute une explication que donnait IBM sur le KM, que j'avais retranscrite sous le titre "IBM, prof de management". Mais il me manquait un chainon dans cette histoire. On travaillait à "évangéliser" les dirigeants sur les vertus du partage de la connaissance, mais c'était difficile à expliquer, c'était ardu de mettre les équipes sur du Lotus Notes pour travailler en mode collaboratif, avec pour seuls repères des titres, des sortes de boites communes, toutes grises sur l'écran du PC.
Le déclic est venu quand j'ai découvert un second concept, complémentaire et indispensable, le Mind Mapping, ses liens, ses couleurs, les commentaires sur les branches, les priorités, l'indication concise qui ouvre logiquement sur des contenus, des outils, des personnes... Bref, tout un mode de compréhension et de transmission qui, enfin, éclairait la connaissance, lui donnait ses repères, permettait pleinement son utilisation. Je découvris très vite que le Mind Mapping changeait aussi la manière de penser, la puissance de mon propre cerveau. La création d'idées, des idées qui s'enchainent et se relient entre elles comme font les synapses dans le cerveau : je rêvais même la nuit les schémas magiques que je concrétisais le jour !
Troisième point clé : l'organisation de l'information que je récoltais sur Internet ou chez mes clients. Je m'étais doté de Mind Manager, et je pouvais maintenant ouvrir des "Maps" riches de toutes mes moissons, de toutes mes idées, de toutes les observations faites au cours du travail.
La 4ème découverte, je l'avais en tête depuis un moment, mais je n'ai pu la mettre en pratique que lorsque j'ai eu un vidéoprojecteur à ma disposition : animer des réunions avec Mind Manager, ça changeait tout ! Les réunions étaient préparées, on avait les documents nécessaires en lien dans les branches, on connaissait les enjeux, les problèmes qu'il fallait résoudre, qui faisait quoi sur quel projet, qui participait (et quelle tête il ou elle avait)... On se serait cru dans un monde idéal ! Et c'est assez vrai, en comparaison de ce qui est vécu ordinairement, en tous cas. Pendant les réunions les participants s'écoutent (mais si ! car ça s'écrit sur l'écran en même temps) ; on reçoit toutes les propositions, mais elles s'articulent entre elles, se relativisent, sont éventuellement écartées, mais sans ambiguïté, pour des raisons comprises de tous. Lorsqu'on revient dans son bureau, on trouve la Map produite pendant la réunion, et on va l'adapter, l'enrichir, attribuer des actions à réaliser, etc.
Voici un article sur cette pratique.
Au fur et à mesure, une pratique "méta" m'a beaucoup apporté : les cartes de cartes, les Master Maps que j'appelle aussi des Hubs pour le management de l'information et des processus. Mais c'est une autre histoire, car maintenant, j'éssaie de théoriser un peu tout cela, et je distingue :
- L'utilisation individuelle du Mind Mapping
- Les usages relationnels, et d'équipe
- L'approche globale, qui impacte le système d'information dans son ensemble, et le management bien sûr.
De cette approche globale et relationnelle, nous avons d'ailleurs fait un outil de collaboration et d'organisation, que EVALIR met à votre disposition avec ses accompagnements.
Un outil que les Editions du Désir emploient pour vous procurer ses livres amplifiés !
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